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Epopée floridienne

Posté par ENO filles le 13 avril 2008

La Floride   cartefbeachetameliaisland.jpg

Epopée floridienne
Album : Epopée floridienne

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A peine remise de mes émotions, me voici de retour pour un premier chapitre de mes aventures.

Drôle de voyage mes amis ! Je nage en pleine fiction. Après avoir goûté pendant trois jours au pas de course Orlando et les splendeurs de Disney World –voir les PROCHAINS ARTICLES- voici la maison de Lydia, Jeannine sa soeur et Odette, leur maman. C’est la  résidence des « Desperate House Wives »: un charmant quartier très tranquille, dans une petite ville très tranquille,  au Nord de Jacksonville, « Fernandina Beach » ancien repaire de « Pirates des Caraïbes », près d’une plage très très tranquille en cette saison, à cheval sur Amelia Island, l’île aux oiseaux. « Lydia, si je me trompe tu me corriges en commentaire ».

Et pour finir « Dr House ». Et j’ai raté « Urgences » : j’ai  attrapé une…broncho-pneumonie – temps spécial ici cette année, pas prévu au programme ! -  Ah j’oubliais « Santa Barbara » et Docteur Taylor, « Amour, Gloire et Beauté ». 

Comment est-ce arrivé ? Contrairement aux allégations de mon charmant médecin Britt, qui ne connaît pas mes antécédents et ma fâcheuse tendance à m’enrhumer au moindre courant d’air – y compris quand j’ouvre mon réfrigérateur- j’ai pris froid lors d`une seule et unique sortie en soirée pour la Saint-Patrick à Fernandina Beach. Ici c’est LE NORD !!!!!!! Hum !!! Froid glacial -un peu mieux qu’en France  sur le plan météo tout de même. Ici, pas de crocos. Seulement des oiseaux sur la plage quasi déserte. Non, j’exagère : ce jour-là il y avait du soleil et quelques promeneurs plus courageux que moi qui paressent sur le sable blanc. 

Mais ce soir-là!!! Pas un chat ou presque dans les pubs, sauf des fumeurs et alors là « Pas Question !!! » Nous avons finalement accosté sur une terrasse en plein vent – Lydia m’a gentiment prêté sa veste mais rien n’y fait. Nous nous retrouvons en compagnie de Cindy la rousse, notre voisine, sosie d’Elisabeth Taylor et de deux sympathiques messieurs dont l’un costumé de vert comme il se doit. Mais pour moi bière brune et bouche cousue. Je ne comprends pas un mot de la conversation. Mes sorties ?  La fréquentation régulière des immenses supermarchés ou des gâteaux de Pâques offrent sans complexes des couleurs et des décors extravagants, pour la joie des petits et grands, et tout de même une visite des ravissantes boutiques du centre-ville historique  de la petite bourgade protégée par de nombreux pirates où j’avais prévu quelques achats de dernière minute. Un avantage : mon American Express n’a pas eu de nouvelle occasion de sortir de mon portefeuille. 

Jeannine en a profité pour m’offrir une balade à Fort Clinch State Park. Ce parc fait partie du registre national des lieux historiques. Il abrite un fort datant d’avant la Guerre de Sécession et se situe au milieu de 550 hectares de forêt, de plage et de sites de camping. Il est évoqué par Jules Verne dans son roman « Nord contre Sud » je cite

« …Fernandina, la principale position de l’île, était protégée par le fort Clinch, dont les épais murs de pierre renfermaient une garnison de quinze cents hommes. Dans cette forteresse, où une assez longue défense eût été possible, les sudistes feraient-ils résistance aux troupes fédérales? On aurait pu le croire. Il n’en fut rien. D’après ce que rapportait le sous-régisseur, le bruit courait, à Jacksonville, que les confédérés avaient évacué le fort Clinch, au moment où l’escadre se présentait devant la baie de Saint-Mary, et non seulement abandonné le fort Clinch, mais aussi Fernandina, l’île Cumberland, ainsi que toute cette partie de la côte floridienne… »

 Sur les branches des arbres, des plantes saprophytes à profusion, dont j’ai oublié le nom offrent un magnifique et luxuriant spectacle.

 Voir aussi le Récit de Lydia, article du 13 novembre 2007 volet 2 . Cliquez surle lien ci-dessous.

 Un beau dimanche de novembre en Floride 

Mes hôtessess, des dames trop tranquilles, trop gentilles  jusqu’au jour où…les microbes se sont invités. Panique à bord. Lydia est malade la première. Je la suis de près, entraînant dans notre microb-attack Jeannine et la fragile Odette « pas » Toulemonde, sa maman, qui m’a prêté en toute amitié sa chambre et tout son petit univers. Merci Odette. Je t’aime ! Et nous voici abonnées au  « Grey`s Anatomy » Center… J’ai même failli goûter à un petit séjour, frais non payés, à l’Hôpital, mais l’anglais Floridien, j’y comprends rien. Alors méfiance! J’ai préféré rentrer prématurément, après avoir consulté mon « Docteur House ». Pendant dix jours on ne s’est plus quittés. 

Me voici confinée dans mes quartiers, certes très agréables. Mais j’ai une certaine tendance à la claustrophobie. Pour éviter la neurasthénie, j’ai tué le temps avec mes mots fléchés, une flopée de romans policiers que je n’avais pas ouverts depuis des lustres et maints DVD d’aventures –pas les miennes heureusement !- dont les exploits du beau Matt Demon dans le rôle de Jason Burne.

Pas de chance, le beau temps et la chaleur sont de retour. Mais je ne peux en profiter.

Adieu Floride, paradis des plaisirs en tout genre, St. Augustine, Savannah, Cap Canaveral, Miami, Key West, pas même Jacksonville pourtant très proche! Et j’avais même osé rêver d’un peu de Louisiane et pourquoi pas New York ! Ce sera pour un autre voyage ! 

Donc après un repos forcé immérité, j`aspire à un retour au pays. Mais pas facile de rentrer au bercail. Des SMS et des coups de fil à n’en plus finir. C`est bien pour Bouygues et pour la Compagnie Américaine de Lydia…

Le rapatriement est  décidé pour le  samedi 5 avril. Le voyage de retour, est ma seconde aventure, et pas des moindres.

A partir de là commence un véritable marathon téléphonique. Au début tout se passe bien.

Un sérieux problème cependant: le numéro gratuit en 800 de mon assureur n’est pas accessible depuis les Etats –Unis – Il en est de même pour tous les numéros 800 depuis les USA sachez-le- Je dois donc appeler mon fils en France qui rappelle mon assurance, qui me rappelle sur le fixe de la maison. Mais pour les joindre il faut utiliser le numéro payant et cela s’est fait de très nombreuses fois, à ma très grande gène, car beaucoup de difficultés pour organiser ce rapatriement.

Nous devons attendre et rappeler maintes et maintes fois pour avoir des renseignements sur l’organisation de mon voyage. Ma fille participe également à ce marathon, mon fils n’étant pas toujours disponible pour téléphoner de son travail. Tout le monde est dérangé en raison de ces multiples dysfonctionnements et je crains fort pour nos factures téléphoniques internationales.

On m’avait promis qu’un correspondant américain parlant Français m’appellerait pour mettre en place avec moi les modalités du voyage. Mais jamais personne ne m’a contactée. 

La veille du départ à 11h du soir il nous faut rappeler l’assurance qui nous informe que le taxi viendra me chercher à 4h du matin (un peu tôt non, pour un départ d’avion à 15h et un trajet de 3h maximum !!!). Finalement Lydia explique tout cela et on lui  assure que le nécessaire serait fait pour corriger cette erreur et que le taxi rappellerait avant 7h du matin pour donner son heure d’arrivée. Mais à 7h rien !  Depuis 4h du matin Lydia inquiète, le téléphone auprès d’elle guette. Nous rappelons la France à 8H. Changement de compagnie: le taxi arrivera à 10h30. Juste mais faisable!!! – il s’agit maintenant d’une compagnie canadienne. Peut-être ont-ils pensé que le chauffeur parlerait Français !

 J’avais pris soin de demander « l’assistance » car je ne pouvais pas me déplacer longuement à pieds ni porter mes bagages (fauteuil roulant et aide dans les aéroports). On m’avait affirmé que le nécessaire serait fait.

« L’aventure c’est l’aventure » 

Il est 10h du mat’. Depuis Fernandina Beach jusqu’à l’aéroport Orlando, 3h de taxi avec un chauffeur totalement rigide et imperméable, ne parlant pas un mot ni de Français ni d’autre chose d’ailleurs, qui me largue sans un mot et sans ménagement sur le trottoir avec mes trois valises. Un voyageur, devant mon embarras s’occupe de transporter mes bagages jusqu’à l’enregistrement. 

Là, trois quart d’heure d’attente environ à piétiner dans la queue malgré ma fatigue. Arrivée au guichet l’employée vérifie longuement mon passeport, trop longuement. Problème ???  Ne parlant pas Français, elle fait appel à une autre personne.

Et là surprise ! « Je n’ai pas de billet »  Si je veux partir il me faut régler ma place, plus de 2000 dollars. Je refuse. Un chassé-croisé téléphonique interminable entre mon portable, mon fils, l’employée de plus en plus récalcitrante et la France. Au bout d’un certain temps, ou plutôt d’un temps certain, il s’avère qu’il y aurait eu une « erreur de numéro » de billet. 

Encore plus d’une heure de passée. On me prédit que je vais rater l’avion. Je sens ma tension remonter en flèche. Je réponds à l’employée que dans ce cas-là il faudra me conduire à l’Hôpital.

La jeune femme ennuyée se charge elle-même de se procurer un fauteuil roulant et me confie au charmant Dimitri qui me conduit à l’avion et se charge de tout. Grâce à lui je me retrouve dans l’avion… Mais voici Atlanta. Dehors il pleut…Là je fais une pause expresso – fruits frais au son entraînant d’un piano, puis quelques boutiques de luxe. Je me laisse tenter. Mais le « duty free » n’est plus ce qu’il était. 

Troisième étape : Atlanta -Paris CDG. A côté de moi des passagers bruyants et malodorants. Heureusement la clim à fond gomme les odeurs. Bien emmitouflée dans mon anorak, je regarde des films jusqu’à l’atterrissage. Il est 11h30. A l’arrivée,  pas de fauteuil roulant. C’est sans surprise, vu les circonstances. « Il n’y a pas eu de commande et je dois me débrouiller ». Je refuse de bouger en précisant  qu’il ne leur reste plus qu’à me faire évacuer de l’avion à leur convenance.

Finalement … un miracle ??? Un fauteuil est rapidement trouvé et je me retrouve même dans les bras bienveillants de la Chef de Cabine. Il faut un très long moment pour traverser l’aéroport d’un terminal à l’autre et effectuer les démarches de douane, mais j’arrive juste à temps pour prendre mon dernier avion. Il est 12h40…

Marseille, enfin ! Fini les problèmes ? Le fauteuil me tend les bras et ses roulettes. Je suis immédiatement prise en charge et conduite jusqu’à mes bagages. Le chauffeur de taxi de ma dernière étape est également présent. Ma petite famille Aixoise aussi, chargée de paquets à mon intention. Repas préparés par mon adorable belle-fille et courses pour la semaine. Bisous de tous et à mes petits-enfants, je retrouve avec plaisir des visages amis.

Et ensuite re-taxi jusqu’à ma maison. Je remercie infiniment le chauffeur dévoué qui m’a conduite chez moi. Je n’ai pas dormi depuis plus de trente heures.

Mais là, porte fermée. Ma fille qui n’habite pas sur place et qui devait m’apporter les clés de la maison, devait être avisée par l’assurance de mon heure d’arrivée. Elle attend toujours son appel. C’est moi qui dois la prévenir.

Pas davantage d’appel de l’assurance pour s’inquiéter de mon sort. C’est une situation que je n’espère pas revivre et je crois que maintenant, chaque fois que je vais partir en voyage, je vais me poser un certain nombre de questions. Rien ne vaut l’expérience.

Bon nous n’avons pas eu le temps de faire grand-chose mais Lydia m’a initiée au surf floridien, comme vous pouvez le vérifier. Je vous le recommande…

surfingflorida.jpg

Et ensuite je vous propose 3 petits jours  -et puis s’en va- de visite à Disney World – Il en faudrait bien davantage pour découvrir ce lieu mythique et incroyable.! Certes le Net foisonne de sites sur le sujet. Mais cette fois ce sera « mon histoire » et j’ai bien envie de vous faire partager mon émotion

Disney World

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Publié dans Carnets de voyage | Pas de Commentaire »

 

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